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Auteur : Docteur Saran Diakité, Médecin à la Direction Régionale de la Santé du District de Bamako Promotion : 2ème Mois : Août Année : 2006 Superviseurs : Dr DIENEBA LY - Dr SOULEYMANE HAIDARA Code de classement : 020.02.5.06 Localisation : Bibliothèque ISED, DAKAR L’étude sur la qualité de l’accompagnement des PVVIH lors des soins à domicile a montré l’existence d’un accompagnement des PVVIH par les proches. L’appréciation de cet accompagnement, faite par les proches, les PVVIH et les membres des équipes SAD a mis l’accent sur la qualité des différentes composantes de celui-ci. L’étude est en deux parties : transversale quantitative et transversale qualitative.
1. Méthodologie : La première partie de l’étude est transversale quantitative et non aléatoire. Elle porte sur une cohorte de malades ayant bénéficié des SAD au cours de l’année 2005 (de janvier à décembre). Elle décrit de manière rétrospective les caractéristiques des PVVIH et leur situation psychologique. Les objectifs de cette partie sont les suivants : Apprécier les caractéristiques des PVVIH et leur situation psychologique Analyser les relations proches/malades ; La partie qualitative transversale a été menée sur une période d’un mois en février 2006. Cette partie a pour objectifs : D’analyser les relations proches/malades ; D’apprécier la satisfaction des besoins de la PVVIH. D’identifier les difficultés et contraintes liées à l’accompagnement des PVVIH par leurs proches D’apprécier les SAD par les proches, les PVVIH et les membres des équipes SAD.
2. Les résultats : Pour l’étude quantitative : Les principaux résultats obtenus sont : Un nombre élevé de cas de sida dus au VIH1 (96%) par rapport au VIH2 (3,2%). Il y a plus de femmes PVVIH que d’hommes PVVIH (61% contre 39%). Le couple sœur/frère est la catégorie de personne la plus fréquemment rencontrée tant pour la personne ressource (31,5) que pour la personne d’affectation (34%) Le statut est accepté par la presque totalité des PVVIH soit 98%. Par rapport à la situation familiale des PVVIH, 91,8% ont des revenus aléatoires ou sont sans revenu. Pour la majorité des PVVIH, le relais est assuré au maximum soit 62,5% des PVVIH c'est-à-dire les différentes consignes laissées par l’équipe SAD sont bien exécutées soit par les proches des PVVIH et ces derniers poussent la PVVIH à faire tout ce qui lui a été demandé. Pour l’étude qualitative, les aspects suivants sont apparus : La connaissance du statut de la PVVIH par les proches est faite dans trois circonstances : soit spontanément par la PVVIH elle-même, soit après insistance auprès de la PVVIH à cause de la persistance de la maladie ou par les prestataires sur la demande de la PVVIH. La durée de l’accompagnement est variable d’une PVVIH à l’autre. Cette durée varie selon le moment d’implication de la personne ressource et des proches. L’accompagnement des PVVIH est bien apprécié dans ses composantes (médicaux, alimentaire, hygiénique et psychosocial sauf pour l’appui financier chez la majorité des PVVIH) par l’ensemble de la population de l’étude. Les SAD ont été bien appréciés par les poches et les PVVIH. Selon eux, les SAD ont permis : - Une bonne observance dans la prise des médicaments par les PVVIH, - L’acceptation des PVVIH au niveau de beaucoup de famille.
3. Conclusion : L’accompagnement des PVVIH se retrouve au niveau des deux études. Dans la partie quantitative à travers le relais assuré pour la PVVIH, où il est bien apprécié à travers le relais assuré au maximum pour la majorité des PVVIH. Dans la partie qualitative il ressort des entretiens que la presque totalité des PVVIH est accompagnée. Cet accompagnement est de qualité dans toutes ses composantes sauf l’appui financier et à un degré moindre les soins hygiéniques.
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