|
Analyse Situationnelle des Cliniques et Cabinets Privés dans la lutte contre le VIH/SIDA à Bamako (Mali) |
|
|
|
|
Auteur : Dr TRAORE Mohamed Amadou, Médecin Directeur de la Clinique Pitié.
Promotion : 1ère Mois : Avril Année : 2006
Superviseurs : Dr LY Dienaba, Dr HAIDARA Souleymane, Dr TRAORE Ousmane
Code de classement : 014.01.4-06 Localisation : Bibliothèque ISED, Dakar La lutte contre le VIH/SIDA, nécessite une très grande implication de tous les acteurs de la santé (secteur, public, privé et communautaire). Le but de cette étude était de faire ressortir le rôle que pourraient jouer les structures privées, dans la lutte contre le VIH/SIDA. Pour ce faire nous avons inventorié les cliniques et cabinets privés et les services qu’ils offrent dans la lutte contre le VIH/SIDA. Cette étude transversale, descriptive et analytique a porté sur 77 structures privées dans le district de Bamako, pendant la période du 12 septembre au 21 octobre 2005. Il ressort de cette étude qu’une faible proportion de médecins privés (17%) avait bénéficié d’une formation en counseling dépistage contre 63% qui n’avaient pas reçu de formation sur les modules du VIH/SIDA. Nous avons trouvé que l’activité principale de médecins privés après un dépistage VIH/SIDA, était de référer les sujets vers d’autres centres de soins de PVVIH pour une prise en charge intégrée et cela quelque soit le plateau technique des structures privées. Les techniques de dépistage au niveau de ces structures privées ne respectent pas les normes, dans 25% des cas le mono test, l’Immunocomb II-bipost était utilisé pour le dépistage du VIH/SIDA. Soixante trois pour cent de structures privées enquêtées ne font pas de dépistage au niveau de leurs structures. Le coût moyen payé par une PVVIH au niveau des structures privées varie de 46 500FCFA pour une clinique et 32 000FCFA pour un cabinet privé. Nous recommandons au terme de cette étude une formation de professionnels de la santé du secteur privé aux modules d’éducation thérapeutiques, enfin de renforcer leur capacité et leur aptitude à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA.
|