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Mardi 02 Sep 2014
Etude des facteurs de sous utilisation des services de planification familiale et de prévention des IST/VIH/SIDA par les populations des districts sanitaires de Bondoukou et de Tanda (République de Côte d’Ivoire) PDF Imprimer Envoyer

Auteur : Docteur Amadou Liagui OUATTARA

Promotion : 1ère                                           Mois : Avril                                       Année : 2006

Superviseurs : Dr GNASSOU Léontine, Dr AHIMON Evelyne

Code de classement : 011.01.11-06                      Localisation : Bibliothèque ISED, Dakar

La Côte d’ivoire, dans sa quête permanente d’améliorer son système sanitaire, collabore avec plusieurs partenaires au développement. C’est dans cette optique qu’elle a signé le 15 décembre 1998 un Projet dénommé IVC/98/06 intitulé « Appui à l’amélioration de l’intégration de la santé de la reproduction (SR/PF/IST/VIH/SIDA) dans le Paquet Minimum d’Activités à partir des Soins de Santé Primaires selon l’Initiative de Bamako » avec le Fonds des Nations Unies  pour la Population (UNFPA).
 Avant l’intervention, une étude initiale de type transversal à visée descriptive a été menée dans les districts sanitaires de Bondoukou et de Tanda situés au Nord-Est de la Côte d’Ivoire du 26 mai au 22 juillet 2001. Elle a porté sur un échantillon total de 3000 sujets en âge de reproduction dont 1500 hommes (15 à 60 ans ) et 1500 femmes ( 15 à 49 ans ) afin d’asseoir les indicateurs de base. Elle a permis d’évaluer le niveau de connaissance des populations de ces districts sanitaires en matière de Planification Familiale et prévention des IST/VIH/SIDA  et  leurs attitudes et pratiques vis-à-vis de cette dernière. Au terme de cette étude, plusieurs constats se dégagent.
 Au plan socio professionnel, on note que la majorité de la population est analphabète et pratique l’agriculture. Cependant, on note plus de femmes analphabètes (78 %)  que d’hommes (52 %). Les catholiques ( 54 % ) et  les musulmans ( 28 % ) sont majoritaires.
 Concernant la Planification Familiale, on note que les femmes (80,5 %) déclarant connaître les méthodes de planification sont nombreuses que les hommes (70,5%). Cependant, plus d’hommes (60%) ont déclaré approuver l’utilisation d’une méthode contraceptive par les couples que les femmes (26,4%).Une proportion de (18,8 %) de la population étudiée estime que sa religion est contre l’utilisation des méthodes contraceptives. L’étude révèle  également que le nombre des hommes (43,5%) déclarant avoir l’expérience d’une méthode contraceptive est supérieur à celui des femmes (29,5%). Il en est de même concernant son utilisation au moment de l’enquête, 25,6 % pour les hommes contre 13,5% pour les femmes. La femme étant la cible primaire, expliquerait en partie le fait que les femmes soient plus informées sur les méthodes contraceptives que les hommes. Cependant leurs attitudes et pratiques sont moins favorables comparativement à celles des hommes. Cela s’expliquerait par le fait que dans la société Africaine, la  prise de décision appartient à l’homme.
 S’agissant de la prévention des IST/VIH/SIDA, L’étude montre que la proportion des jeunes hommes (100%) d’âge inférieur ou égal 34 ans déclarant avoir entendu parler de VIH/SIDA est supérieure à celle des femmes (97,5 %) de même âge. Le même constat est fait chez les hommes (99,7%) de plus de 34 ans et les femmes (97,5%) de même âge. Les résultats montrent que les hommes en général sont plus informés sur les IST/VIH/SIDA que les femmes. On note 97,9% pour les hommes contre 92,9% pour les femmes déclarant connaître le mode de transmission du VIH/SIDA et 93,1% pour les jeunes hommes d’âge inférieur ou égal à 34 ans déclarant connaître les moyens de prévention des IST/VIH/SIDA contre 87,3% pour jeunes femmes de même âge. Le constat est identique chez les plus de 34 ans. Les attitudes et pratiques des hommes vis-à-vis de ces infections sont plus favorables par rapport à celles des femmes. En effet, plus de jeunes hommes (87,5%)  d’âge inférieur ou égal à 34 approuvent l’utilisation des préservatifs que les jeunes femmes (60%) de même âge. Le même constat est fait chez les plus de 34 ans. La proportion des jeunes d’hommes (61,5%) qui dit avoir l’expérience du préservatif est plus importante que celles des jeunes femmes (13,6%) de même âge. Concernant son utilisation au moment de l’enquête, ont note 33,3% pour les jeunes hommes  contre19,1% pour les jeunes femmes de même âge. Cela s’expliquerait en partie par le fait que beaucoup d’actions de sensibilisation sont orientées en directions des jeunes d’une part et par le fait que la société Africaine met la femme dans une situation d’infériorité  d’autre part. Pour résoudre ces problèmes, plusieurs propositions de solution ont été faites parmi lesquelles on peut noter un projet de communication en directions des populations de ces districts qui a été développé et sera mis en œuvre sur période de 18 mois.

Mots clés : Districts Sanitaires ; Planification Familiale,  IST/VIH/SIDA ; Connaissances, Attitudes et Pratiques.

 

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