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Auteur : Docteur Ahmed DIENG
Promotion : 1ère Mois : Avril Année : 2006
Superviseurs : Dr Kémo DIEDHIOU, Dr Abdoulaye FAYE
Code de classement : 004.01.4-06 Localisation : Bibliothèque ISED, Dakar
Dans le cadre de la décentralisation au niveau régional de l’ISAARV, nous avons mené une étude rétrospective de la PEC médicale sur un échantillon de 99 PVVIH inclus dans la période de Mars 2003 à Mai 2005 au Service de Médecine interne du CHR de Saint-Louis. L’objectif est d’évaluer la PEC de ces PVVIH. Les résultats de l’étude de notre cohorte ont montré une prédilection de l’infection chez la tranche d’âge sexuellement active (15 à 49 ans), avec une prédominance féminine (58,6%). Les patients résident pour la plupart dans les communes de Saint-Louis (43,4%) et Podor (21%). L’existence de manifestations cliniques a été l’origine du diagnostic dans 98% des cas, due au VIH essentiellement (90% des cas). A l’inclusion, la majorité des patients était à un stade clinique avancé de la maladie (51% au stade 3 et 37,4% au stade 4 de la classification de l’OMS) avec un déficit immunitaire sévère (68,7% ont un taux de CD4< 200/mm3). Le traitement ARV associant 2 NUC et 1 NNUC a été le plus souvent utilisé (71,7%). La réponse thérapeutique s’est traduite par une augmentation progressive du poids moyen et du taux de CD4 moyen au cours du suivi chez les PVVIH ayant pu bénéficier de ces mesures. 9,1% d’IO sont survenus en cours de traitement. La tolérance des ARV a été jugée bonne avec 24,2% d’effets secondaires à type d’anémie et de neuropathie le plus souvent, d’intensité faible a modérée, cependant responsables de 77,3% des cas de modifications du traitement. Nous avons noté 17,2% de cas d’interruption thérapeutique parmi lesquels 44,5% ont été volontaires et seulement 5,5% dues aux effets secondaires des ARV. Un taux élevé de perdu de vue a été mis en évidence surtout dans les 6 premiers mois de traitement (22,2%). La mortalité chez nos PVVIH est également élevée (26,3%), le décès survenant durant la première année de traitement (délai médian de 3 mois) chez des patients en stade clinique très avancé, en phase d’immunodépression majeur avec des atteintes neurologiques sévères causes de la plupart des décès.
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